L'eau des Mesnuls

 

 

Dans notre précédent bulletin de juin 2002, nous faisions le point sur un bien précieux : l'eau. Dans cet article, nous nous intéressons plus particulièrement à l'eau des Mesnuls.

Origine

L'eau distribuée aux Mesnuls est d'origine souterraine comme 80 % de l'eau distribuée dans les Yvelines.

Elle est un mélange de plusieurs eaux, alimenté par l'usine de Bîmes à Mareil-sur-Mauldre et les forages de Rosay, Autouillet et Saint-Lubin-de-la-Haye.

Cette organisation permet d'intervenir sur le réseau en limitant les coupures d'eau. De plus, en cas de problème, Vicq peut assurer l'approvisionnement en eau des Mesnuls.

Traitements

Il faut distinguer le traitement amont (eau que nous recevons) du traitement aval (eau que nous rejetons).

Traitement amont : le seul traitement réalisé est une désinfection au chlore gazeux afin de lutter contre la contamination bactériologique. La teneur en nitrates étant inférieure à la norme, le traitement de ceux-ci n'est pas nécessaire (au contraire de l'eau en Bretagne par exemple).

Traitement aval : celui-ci est assuré par les deux stations d'épuration situées à la Millière et aux Fontenelles. En absence d'industrie dans notre commune, le traitement consiste en une simple épuration biologique avec un bassin de décantation. L'eau traitée est ensuite rejetée dans la Guyonne. . A terme, il est prévu de fermer ces deux stations et de raccorder les eaux usées au réseau du SIRYAE (Syndicat Intercommunal de la Région Yvelines Adduction d'Eau).

Surveillance

La qualité de l'eau est régulièrement surveillée par la SAUR (Société d'Aménagement Urbain et Rural) qui assure la production et la distribution et la DDASS (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales) qui a en charge le contrôle sanitaire de l'eau potable.

L'eau prélevée à la source est contrôlée une fois par semaine et une analyse en laboratoire est effectuée une fois par mois.

L'eau du réseau de distribution est contrôlée une fois par an en septembre à l'école et plusieurs fois par an sur l'ensemble des communes consommant la même eau. Une soixantaine de paramètres sont alors mesurés.

Résultats :

L'eau est de bonne qualité bactériologique et les résultats sont conformes à la norme en ce qui concerne les substances indésirables (nitrates, fluor,...), les substances toxiques et les pesticides.

On peut cependant constater entre les années 2000 et 2001 :

  • une multiplication par cinq du taux de chlore libre : conséquence du renforcement du plan Vigipirate,
  • une diminution de 20 % du taux de nitrates : effet induit par le mélange de plusieurs eaux dont la teneur en nitrates n'est pas la même,
  • une forte teneur en calcaire

La présence de calcaire dans l'eau est directement liée à la nature géologique des terrains traversés. Le calcaire ne présente aucun danger pour la santé : une dureté de 37 °F (valeur 2001) correspond à un taux de calcium de 148 mg/l et à un taux de magnésium de 89 mg/l soit moins que certaines eaux minérales. Le principal inconvénient est l'entartrage des tuyaux d'eau chaude, des chaudières, etc...Cet inconvénient présente l'avantage d'empêcher la présence de plomb dans l'eau dans le cas de canalisations réalisées dans cette matière.

Consommation

La commune des Mesnuls consomme environ 60 000 m3 par an soit une moyenne de 60 m3 par an par habitant (sur une base de 1000 habitants) ce qui équivaut à 160 l par jour par habitant (la moyenne nationale est de 150 l).

Le prix du m3 en 2002 est de 2,94 euros (environ 19 francs) et a augmenté de 3 % depuis 1999. En France la fourchette se situe entre 10 et 20 francs (chiffres décembre 1996). Le coût se répartit pour moitié entre la distribution d'une part et la collecte et le traitement des eaux usées d'autre part.

Conclusion

L'époque où l'eau que nous buvions au robinet était naturelle est terminée. Le développement de la pollution, les problèmes de santé publique, les principes de précaution ont pour conséquence l'élaboration de normes de plus en plus précises et complètes afin de maintenir le niveau de qualité de l'eau constant. La quantité d'eau sur Terre étant la même depuis la création de celle-ci (voir bulletin précédent de juin 2002), il faut maintenant ajouter au cycle de l'eau, au départ naturel, des traitements de plus en plus complexes et donc coûteux. L'eau est bien devenu un bien rare et précieux.

Pour en savoir plus : www.ile-de-France.sante.gouv.fr

Francis DAZIN

(source : bulletin SDM Janvier 2003)

 

 

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