
Un blason pour Les Mesnuls
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UN BLASON POUR LES MESNULS (page en construction : illustrations à venir) Alors que de nombreuses villes et régions sont dotées de blasons, le village des Mesnuls en est lui dépourvu. Ceci est d'autant plus paradoxal que Les Mesnuls est un village qui peut légitimement faire état d'un patrimoine historique et qui, par le passé, en tant que fief, puis seigneurie, puis comté, a eu ses propres armoiries. Il suffit de regarder autour de nous pour constater que cet usage est
très répandu. En voici quelques exemples :
Quelques mots sur le blason Le blason, dont les origines remontent à la fin du XI° siècle
est une création originale de l'occident médiéval. L'assimilation des armoiries à la Noblesse est une erreur historique
qui date de la Révolution, quand en 1790 l'Assemblée Constituante
décida la suppression des armoiries en même temps que celle
de la Noblesse, des titres, fiefs, ordres, etc... A l'étranger, à l'exception de l'Angleterre, de la Belgique et des Pays-Bas qui en limitent le port, l'usage du blason est très général et dans les pays de l'Est, presque tous les villages ont le leur. Même en URSS, c'est sous Lénine que la plupart des villes et des institutions s'en sont dotées. Pourquoi un blason ? Le blason est un signe d'appartenance à une communauté humaine et/ou
territoriale, depuis la Famille jusqu'à la Nation, en passant par le
département ou la région, et bien entendu la ville ou le village. Blason ou logo ? A partir du moment où on cherche à définir un symbole d'appartenance,
la question peut légitimement se poser. Pour l'usage, il est évident que le blason a constitué et constitue encore le média le plus utilisé pour la représentation symbolique d'une communauté. Le logo est généralement conçu pour représenter une entreprise industrielle ou commerciale et pour matérialiser l'appartenance d'un produit à une marque. Pour le coté évocateur, le blason offre la possibilité d'utiliser des éléments ayant une force d'évocation très marquée pour rappeler l'environnement et l'histoire. Concernant la pérennité, on se rend compte que le blason ne vieillit
pas. Comment constituer un blason ? Pour cela, presque tout est possible et a été pratiqué.
En dehors de la protection légale qui s'applique aux armoiries
existantes, il n'y a pas de réglementation stricto sensu, mais
il existe des règles d'usage, notamment pour les mariages de
couleurs, les meubles de certains blasons anciens, en particulier pour
l'usage des fleurs de lis,... Approche environnementale Elle consiste à rechercher les éléments qui caractérisent au mieux l'environnement de la communauté concernée. En examinant par exemple le cas de La Queue Lez-Yvelines dont le blason est représenté plus haut, on y trouve un moulin car il y en avait autrefois sur les hauteurs où fut installé ensuite un télégraphe Chappe; une diligence car la commune était relais de poste sur la route Paris-Brest. Figurent également des arbres à cause de la forêt de chênes et des plantes aquatiques rappelant les sols très humides de la région. Approche historique Ce cas peut être illustré par le blason de Montfort-l'Amaury représenté plus haut et rappelé ci-dessous. Il réunit en effet les armes de la famille de Montfort auxquelles on a ajouté à la partie supérieure de l'écu (en chef en termes d'héraldique) les hermines rappelant qu'en 1365 le Comté de Montfort devint propriété d'Anne de Bretagne. "de Gueules au lion d'argent, la queue nouée, passée en sautoir, avec le chef d'argent semé d'hermines"
Approche mixte Elle consiste à mixer des éléments de caractéristiques diverses symbolisant
chacun un aspect particulier de la communauté concernée. Pour Les Mesnuls on peut ainsi envisager de regrouper : C'est cette approche que nous allons privilégier et développer. Pour cela commençons par une petite recherche historique sur ce que furent les blasons des anciens seigneurs des Mesnuls.
PETIT RAPPEL HISTORIQUE Les premiers écrits signalant la présence d'un "fief" aux Mesnuls datent de 1225 et figurent au cartulaire de Louis de Montfort. Rappelons qu'au moyen age, un cartulaire était un registre contenant la transcription in extenso des titres de propriété d'une seigneurie laïque ou ecclésiastique. Le premier seigneur dont il est fait état est Ernaut des Mesnuls en 1230. Puis le fief fut successivement propriété de : De tous ces personnages on ne trouve malheureusement pas trace dans
les principaux ouvrages de référence traitant de la généalogie et des
armes de la noblesse de France tels que : .Dictionnaire de la Noblesse
de la Chesnaye-Desbois (1863) Les premiers seigneurs parfaitement identifiés furent successivement
: Nous allons nous intéresser plus particulièrement à Christophe de REFUGE, à Robert de COMBAULT et à Achille COURTIN, car il n'a pas été trouvé trace de blason pour Bénigne BERNARD. Celui-ci obtint d'ailleurs du prince de CONDE la permission de mettre les armoiries des CONDE sur la porte du château des Mesnuls. Vinrent ensuite : Christophe de REFUGE Christophe de REFUGE, seigneur de MAROLLES et des MESNULS, fut Correcteur des Comptes et Maître d'Hôtel de Charles, Duc d'ALENCON. Il était le septième fils de Raoul de REFUGE, Conseiller du roi Charles VII et Maître des Comptes, et le petit-fils de Jean de REFUGE, Général des finances, Conseiller de Louis, Duc d'ORLEANS, frère de Charles VI. La famille de REFUGE, d'origine bretonne, est considérée comme "noble d'ancienne extraction" et on peut remonter son arbre généalogique jusqu'aux environs de 1350. Christophe de REFUGE a marqué particulièrement le fief des Mesnuls. C'est lui qui a fait construire la partie du château comprenant la
poterne et les bâtiments qui y sont attachés. Il fit également creuser
les douves. Les armes de Christophe de REFUGE " d'argent à deux fasces de gueules à deux bisses affrontées d'azur en pal, languées de gueules, brochant sur le tout "
Robert de COMBAULT Après la mort de Christophe de REFUGE, son fils Charles vendit la seigneurie des Mesnuls à Robert de COMBAULT le 10 avril 1575. Robert de COMBAULT, seigneur de Vasseulx en Champagne, était Chevalier des deux ordres du roi Henri III, gentilhomme de sa chambre et capitaine des gardes de la reine. Il occupait un rang très élevé à la cour du roi et obtint de celui-ci en 1578, le droit de haute, moyenne et basse justice sur la seigneurie des Mesnuls. Il poursuivit l'oeuvre de Christophe de REFUGE en agrandissant encore la seigneurie par l'acquisition, entre autres, du fief du Chêne Rogneux (aujourd'hui sur Grosrouvre) et de celui de Beauregard (Blainvilliers). C'est lui qui entreprit la construction du château actuel - aile ouest et façade - qui sera poursuivie par son successeur. Les armes de Robert de COMBAULT " d'or à trois merlettes de sable et à l'orle de huit coquilles d'azur, chef de gueules chargé à dextre d'un écu d'or au lion de gueules "
Achille COURTIN S'il est certain qu'après Bénigne BERNARD, la seigneurie des Mesnuls devint en 1637 propriété de la famille COURTIN, on peut avoir un doute sur le prénom du propriétaire. S'agissait-il d'Achille ou bien d'Honoré ? Si dans son " Esquisse historique sur la seigneurie des MESNULS ", le Comte Richard de Nugent parle d'un Achille, dans les nobiliaires et à la même date on n'en trouve aucune trace, mais par contre on cite un Honoré seigneur des Mesnuls ! Comme il y a concordance de date et de titre, il s'agit très probablement du même personnage. Continuons donc à l'appeler Achille. Il était issu d'une très ancienne famille dont on retrouve des traces dès 1345 dans la région de Blois. Achille COURTIN était Maître des Requêtes et l'un des favoris du roi Henri III. Il obtint de ce monarque que la seigneurie des Mesnuls devienne un Comté. Les armes d'Achille COURTIN " d'azur à la fasce ondée d'argent, accompagnée en chef d'un lion issant d'or accosté à dextre d'une fleur de lis d'or et en pointe de trois trèfles arrachés, aussi d'or "
Le Maréchal de VILLARS Il succéda à Achille COURTIN. Ses armes : " d'azur à trois molettes d'or,au chef d'argent, chargé d'un lion léopardé, de gueules "
LES BLASONS REGIONAUX L'apparentement régional peut être recherché, soit dans le symbolisme départemental, soit dans le provincial. Au niveau départemental : Les armoiries des Yvelines ont été créées pour le département de Seine et Oise. Elles reprennent des éléments des armoiries des anciennes provinces d'Ile de France et du Vexin Français, à savoir : fleurs de lis d'or sur fond bleu, auxquels deux bandes argent ont été ajoutées, symbolisant la Seine et l'Oise. " d'azur semé de fleurs de lis d'or, deux bandes ondées d'argent brochant sur le tout " Au niveau régional Les armoiries d'Ile de France sont constituées "d'azur semé de fleurs de lis d'or".
PROPOSITIONS DE BLASON POUR LES MESNULS Les blasons proposés sont constitués de plusieurs éléments ou groupes d'éléments, chacun ayant son rôle évocateur spécifique: 1/Rappel Historique : Trois merlettes noires sur fond or ou argent
rappelant les armes de Robert de Combault, ancien seigneur des Mesnuls, Les représentations ci-après illustrent quelques réalisations possibles correspondant à ces propositions.
Pour en savoir plus : L'Armorial du XXème siècle publié par le Conseil
français d'héraldique Sur Internet : www.geneaguide.com/heraldique Claude GOISNEAU |