Poste Bagot

 

 

Dans le bulletin SDM Information de janvier 2002, nous avions fait un point complet sur la "saga" du Poste BAGOT. Qu'en est-il un an après ?

Après la 2ème réunion de concertation du 30 Novembre 2001 organisée par Monsieur le Préfet des Yvelines, ce dernier a demandé à la Direction Régionale de l'Industrie et de la Recherche (DRIRE) de réaliser avec EDF/RTE une évaluation sérieuse du projet alternatif proposé par des associations, dont la SDM au travers de JADE, et des élus, depuis 1997.

Deux réunions tenues en présence de certaines associations (dont JADE) à la DRIRE, les 14 Janvier et 4 Mars 2002, ont conduit cette dernière à émettre un avis défavorable concernant la solution alternative, au motif principal qu'elle coûtait 1,7 fois plus cher que la solution RTE. Il faut noter au passage que cette évaluation s'est effectuée exclusivement sur les chiffres de RTE qui, lors de la première réunion de concertation, avait estimé que la solution alternative coûterait 7 fois plus cher.

Lors d'une troisième réunion de concertation, le 11 Juillet 2002, Monsieur le Préfet nous a fait savoir qu'il enverrait ses recommandations au Ministère de l'Industrie et qu'il considérait le site de Méré-Gare comme étant le moins pénalisant pour l'environnement de notre canton.

Lors de cette réunion, JADE a remis à Monsieur le Préfet un document qui fait apparaître clairement l'ambiguïté de la démarche dite de concertation qui ne sert en fait qu'à faire valoir les choix de EDF/RTE, dont la position monopolistique lui permet : d'évaluer le besoin énergétique, d'imposer l'énergie électrique comme seule réponse possible, d'imposer ses solutions techniques et de nous vendre son produit. Le procès-verbal de la réunion du 11 Juillet confirmait que le site de Méré devait faire l'objet, par RTE, d'une étude détaillée pour l'implantation du poste de transformation électrique 400KV/225KV, et nous demandait un avis sur le "fuseau territorial" qui permettrait l'enfouissement et l'acheminement par câbles enfouis du 225KV sortant du poste pour alimenter la station d'Elancourt.

Considérant que l'avis des associations sur le "fuseau" vaudrait acceptation du projet en l'état, nous n'avons pas répondu à cette demande.

JADE, Méré Environnement, et dernièrement l'Association du Lieutel, ont été invitées à trois réunions, les 11 Septembre, 30 Octobre et 27 Novembre 2002, en présence des maires de Méré et de Vicq et de différents acteurs locaux pour "implanter" le poste près de la gare de Méré. Les maires et les associations ont de nouveau fait savoir que leur présence ne cautionnait pas la recommandation de Monsieur le Préfet concernant Méré-Gare, mais qu'elles participaient à cette phase de la concertation pour mieux cerner le projet et ses justifications.

Ces réunions nous ont permis d'apprendre que:

  • le poste prendrait 8 hectares (3,7 ha utiles et un peu plus de 4 ha pour le paysagement),
  • la deuxième ligne aérienne 400 KV. MEZEROLLES/BAGOT II était abandonnée,
  • 2 transformateurs de 600 MW seraient installés au maximum au lieu de 3 prévus,
  • une certaine confusion régnait dans l'appréciation des compensations dues par RTE aux communes concernées par le projet et aux riverains du poste et des lignes.

Au cours de ces réunions, les associations ont rappelé que conformément à la Charte de la Concertation établie en 1996 par le Ministère de l'environnement, RTE devrait organiser des réunions publiques d'information quel que soit le site retenu et avant l'enquête d'utilité publique.

La vraie question cependant reste à savoir si ce poste est vraiment nécessaire, notamment si l'on appliquait les mesures d'économie préconisée par l'Agence Départementale pour les Economies et la Maîtrise de l'Energie (ADEME) ou si l'on employait d'autres sources d'énergie, moins chères pour l'utilisateur (par exemple, le gaz disponible dans le stockage souterrain de Beynes).

Malgré les résultats positifs pour l'environnement déjà obtenus (enfouissement des lignes, réduction de l'emprise du poste, réduction du nombre de transformateurs,...), les Associations et les Elus poursuivent leurs actions et leur pression sur EDF pour obtenir une véritable justification de ce projet, et s'il s'avère indispensable pour faire valoir la solution alternative qu'ils ont proposée. A suivre...

Marc REMOND
(source : bulletin SDM Janvier 2003)

 

 

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