Poste Bagot

 

 

Rappel historique
1993 - Présentation du projet "Bagot" à Saulx-Marchais
Ce projet présenté par EDF comme devant sécuriser la distribution électrique dans le département, consiste à raccorder à la ligne THT 400.000 volts qui passe sur notre commune, un poste de transformation 400.000/225.000 volts, puis à acheminer ce 225.000 volts par une nouvelle ligne aérienne jusqu'à Elancourt en passant par Méré. Ceci implique :
-des installations industrielles lourdes (transformateurs ; disjoncteurs ; barres et portiques de grande hauteur ;...) sur une superficie de rien moins que de 13 hectares,
-2 transformateurs de 600 Mégawatts chacun,
-une nouvelle ligne aérienne avec des poteaux "muguets" de 50 m. de haut.
1995 - Enquête d'utilité publique
1996 - (février) Arrêté de déclaration d'utilité publique
1996 - (avril) Les associations locales, dont la SDM, qui s'opposent au projet en l'état déposent un recours contre EDF au tribunal administratif de Versailles

1997 - Le tribunal de Versailles annule le décret d'utilité publique. EDF et le Ministre de l'industrie font appel près le tribunal administratif de Paris. Parallèlement à la bataille juridique, les associations, qui ne font pas de l'obstruction systématique, proposent des aménagements tels que l'enfouissement des lignes, l'utilisation de transformateurs blindés pouvant être enterrés,..., ceci afin de protéger au mieux l'environnement.
2001 - (juin) EDF et le Ministre de l'industrie renoncent à leur appel
2001 - (juillet) EDF présente un nouveau projet aux élus
2001 - (septembre et novembre) Réunions de concertation EDF/Elus/Associations

Nouveau projet d'EDF
Localisations proposées par EDF :
- Saulx-Marchais
- Vicq (la Tombe)
- Méré gare
Puis EDF ajoute en novembre 2001 deux sites supplémentaires :
- Bazoches (sous la ligne THT près du cheval mort)
- Les Essarts (la Tasse)
Le projet :
- Surface réduite à 10 hectares dont 6,5 d'infrastructures
- 1 transformateur de 600 Mégawatts entre des murs de 8 m de haut
- Possibilité d'ajouter ultérieurement un second, voire un troisième transformateur
- Jeux de barres et portiques à l'air libre de 16 m de hauteur
- Ligne 225.000 volts, enfouie à 1,6 m et qui suivra les voies publiques jusqu'à Elancourt Calendrier prévisionnel :
- Septembre 2001 à Février 2002 : Etude d'impact et choix du site définitif
- Mars 2002 : Enquête d'utilité publique
- Avril 2002 à Septembre 2002 : Acquisition des terrains ; Permis de construire ;...
- Janvier 2003 à Août 2005 : Travaux
- Août 2005 : Mise en service

La Concertation
Après le rejet massif de son projet à SAULX MARCHAIS par la population et les élus, rejet conforté par le jugement du tribunal administratif de VERSAILLES, et malgré son recours, un changement a été observé depuis quelques mois dans l'attitude de EDF. Elle semble aujourd'hui, du moins en apparence, privilégier la recherche d'un consensus sur le site, plutôt que tenter un passage "en force". Espérons et..............Concertons !

Première réunion de concertation
Elle s'est tenue le 21 Septembre 2001, en préfecture de Versailles en présence de Monsieur le Préfet des Yvelines, des représentants de 13 communes et des associations. Il en est ressorti : a)pour EDF, que le projet alternatif présenté par les associations et soutenu par la quasi totalité des élus du canton de Montfort était fiable techniquement mais trop cher. Les associations ont demandé en séance et confirmé par écrit, qu'une étude comparative exhaustive des coûts soit réalisée pour la réunion suivante,
b)pour les élus et les associations, qu'il n'y avait pas de raison objective pour que la zone où pourrait être implanté le poste soit limitée entre Saulx-Marchais au Nord et la N12 au Sud. EDF a été chargée d'étendre sa recherche de site jusqu'à la N10, ce qui l'a amenée à proposer plus tard les deux sites supplémentaires.

Deuxième réunion de concertation
Celle-ci s'est tenue le 30 Novembre 2001. 5 communes supplémentaires étaient représentées (dont Les Mesnuls) en plus des participants à la première réunion. On peut en retenir principalement que :
a) d'après les informations communiquées par EDF, aucune commune ne souhaite accueillir le poste; certaines le refusant fermement et ayant voté des délibérations en conseil municipal dans ce sens. Par ailleurs des lacunes sont apparues dans l'étude EDF, notamment dans l'évaluation des contraintes liées à certains sites. Des études détaillées d'impact ont alors été demandées pour chaque site proposé par EDF.
b) les associations, soutenues par plusieurs élus, ont demandé de pouvoir présenter leur projet alternatif, afin d'informer le plus objectivement possible l'auditoire sur son impact plus favorable à la sauvegarde de l'environnement et à un moindre risque concernant les rayonnements et la santé. Malgré son coût probablement plus élevé, des élus ont soutenu le projet alternatif proposé par les associations qui met en oeuvre des techniques nouvelles sécurisant le réseau de distribution.
c) un site sur Saint Rémy l'Honoré a été proposé en séance. Le maire de cette commune a demandé que soit organisée une réunion d'information pour les élus des communes nouvellement concernées par le projet, avec la participation des associations.

Position des Associations
EDF a revu son projet très profondément, grâce à l'action déterminée des associations et des élus de notre canton depuis 1995 et à l'annulation du décret d'utilité publique par le Tribunal Administratif de Versailles en 1997, à la suite du recours financé par les seules associations . Suite à ces actions, nous avons déjà obtenu :
-l'enfouissement des lignes 225 000V entre le poste et Elancourt (pas de poteaux de 50 mètres de haut dans la plaine de Jouars-Montfort),
-l'utilisation partielle de la technique des postes blindés (10 ha au lieu de 13),
-une concertation (incluant les associations),
-l'engagement d'EDF à intégrer le mieux possible le poste (voir ci-contre un poste mal intégré). Ces acquis non négligeables pour la sauvegarde de l'environnement ne doivent pas nous faire oublier que les élus de notre canton et les associations étaient unanimement opposés à l'implantation de cette infrastructure industrielle dans notre région dont le caractère rural et touristique doit être maintenu selon le Schéma Directeur de la Région Ile de France (SDRIF) et le Schéma Directeur Local des Cantons de Montfort-Houdan. Et c'est Monsieur le Préfet des Yvelines qui l'impose dans notre canton contre l'avis des élus.
Ce projet vient s'ajouter à d'autres déjà réalisés ou prévus qui altéreront notre qualité de vie et ouvriront notre canton et ses voisins à l'industrialisation et à l'urbanisation intensives avec leurs conséquences connues, et ce, malgré toutes les garanties avancées aujourd'hui par les maîtres d'oeuvre, l'administration et les élus, qui ne peuvent convaincre que ceux qui veulent y croire.

C'est pourquoi nous continuerons à nous opposer à ce projet, et s'il doit malgré tout se concrétiser, nous ferons tout pour que les évolutions que nous avons déjà obtenues se poursuivent, et que soient limitées au maximum les conséquences néfastes de cette opération.

Marc REMOND
(source : bulletin SDM Janvier 2002)

 

 

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