Axe Nord-Sud

 

 

L'Axe Nord-Sud est un projet de rocade autoroutière partielle destinée à réaliser la jonction entre l'autoroute de Normandie (A13), la RN12, la RN10 doublée de la A12 prolongée de Trappes vers Rambouillet, et les autoroutes Océane (A11) et Aquitaine (A10).
Ce projet est apparu dans le Schéma Directeur d'Aménagemenbt et d'Urbanisme de la Région Ile de France (SDAURIF) de 1976. Il était désigné sous le nom de projet A88 et a été maintenu dans le Schéma Directeur de la Région Ile de France (SDRIF) de 1994.

Le tracé projeté
Il démarre à l'autoroute de Normandie (A13) au niveau de l'échangeur d'Epône, puis il suit la vallée de la Mauldre par Maule, Montainville et Beynes. Il se poursuit sur les communes de Saulx-Marchais, Neauphle le Vieux et Méré pour la partie Nord, puis sur Mareil le Guyon, Les Mesnuls, St Rémy l'Honoré et les Essarts-le-Roi jusqu'à la RN10 pour la partie Sud.

Les nuisances prévisibles
S'il est indéniable que le besoin d'une liaison tangentielle A13-A11-A10 existe, le bouclage de celle-ci au niveau des Essarts est véritablement déraisonnable car il induira un trafic supplémentaire considérable sur la voie de contournement de Rambouillet déjà totalement saturée en heures de pointe.
De plus, on peut s'attendre à des nuisances environnementales importantes avec pollution visuelle, sonore et atmosphérique.
En outre, l'expérience a montré que toute infrastructure autoroutière nouvelle "attire" l'urbanisation et l'industrialisation et contribue à l'extension des zones d'insécurité observables dans les quartiers "sensibles" qu'elle dessert. Dans notre cas, nous avons les exemples de Mantes/Les Mureaux d'une part et de Trappes/St Quentin d'autre part.
L'Administration elle-même reconnaît ces problèmes dès 1991 et dans la Charte intercommunale des SIVOM de Houdan et Montfort-l'Amaury écrit à la page 112 : "...l'A88 prévue sur la vallée de la Mauldre ne peut que parcelliser plus encore un espace agricole fragile et favoriser le remplissage par l'urbanisation d'une frange comprise entre celle-ci et les agglomérations de Plaisr et de St Quentin-en-Yvelines".
Ceci veut dire que la ville nouvelle arrivera à notre porte et à terme nous intégrera problablement.

Evolution du projet
Tout d'abord le projet a changé plusieurs fois de nom. Le mot Autoroute faisant peur, on a supprimé l'appellation A88 pour ne plus parler que de "voie nouvelle" ou bien encore de "déviation" de la vallée de la Mauldre.
Cela a permis au projet d'avancer masqué pour la parie Nord (A13-RN12). Il est maintenant solidement établi pour ce tronçon avec échangeur à Méré.
Il présente toutefois trois solutions très voisines. Pour la partie Sud (RN12-RN10) qui concerne plus particulièrement Les Mesnuls l'étude semble moins avancée mais n'est certes pas abndonnée par la DDE qui a rebaptisé le projet A105, qui serait le prolongement logique du tronçon Nord une fois celui-ci réalisé.

Actions des Associations
La SDM en liaison avec les autres associations concernées a, depuis 1995, combattu ce projet, mené des actions de sensibilisation auprès des élus et des populations et entamé le dialogue avec les administrations pour le faire évoluer.
C'est ainsi qu'elle a rencontré à ce sujet :
- Monsieur Gérard LARCHER Sénateur-maire de Rambouillet
- Madame Christine BOUTIN Député de la Xème circonscription des Yvelines
- Monsieur Alain RIST Vice-président du Conseil Régional
- Monsieur Hervé PLANCHENAULT Conseiller Général maire de Montfort
- Monsieur Marc LAUTOUR maire des Mesnuls
Tous se sont déclarés opposés à la liaison autoroutière Méré-Les Essarts.
La SDM a proposé un contre projet qui avait été retenu par la DDE avant 1976, puis abandonné sans motif connu, dans lequel le bouclage autoroutier s'effectuerait à l'ouest de Rambouillet dans une zone très faiblement urbanisée.

Situation actuelle
Résultats de nos démarches et/ou réactions salutaires de nos élus, le projet n'a été inscrit par aucune des communes concernées dans le projet de Schéma Directeur des cantons Houdan et de Montfort. Ce Schéma Directeur local, actuellement en cours d'étude à la préfecture, constitue l'étape qui succède au SDRIF afin notamment de mettre les POS des communes en conformité avec ce dernier, et en avaliser de fait les orientations. Le préfet vient de demander son réintégration.

Claude GOISNEAU
(source : bulletin SDM Juin 2001)

 

 

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